Besoin de dire.

  • Il a bien longtemps.


    J'avais une dizaine d'année. Dans l'école de garçons où j'étais scolarisé on nous conduisait chaque année dans un centre social pour une visite médicale. Dans une salle une dame nous examinait ; elle a baissé mon slip sans un mot. Elle a essayé de me décalotter. Je ne comprenais pas ce qu'elle faisait. Elle m'a fait mal.


    Dans la semaine suivante, mes parents ont reçu un courrier. Ils ne m'ont pas dit grand chose.


    - On va aller voir le médecin, mais c'est pas grave ! Il y aura peut-être une opération mais ça fait pas mal ; tu seras endormi. C'est important pour plus tard !


    Effectivement quelques semaines après, j'entrais à l'hôpital.


    A peine anesthésié, le praticien me fit très mal puis plus rien.


    Au réveil, je voulais voir ce que l'on m'avait fait. Un cerceau empêchait le contact des draps sur mon corps. Je découvris comme une bavette de gaze. Dessous mon sexe rouge de produit désinfectant et de sang. Je vis mon gland pour la première fois. Je ne comprenais rien.


    Beaucoup de non-dits.


    J'en parle pour la première fois.

  • Bonjour Ernest,


    A chaque fois que je lis ce genre de témoignage cela à tendance à me rendre nerveux :cursing:


    Désolé mais je ne peux pas m'empêcher de renvoyer la responsabilité à nos parents pour une certaine ingérence, ignorance appelez cela comme vous voulez....


    Que cela soit votre histoire ou la mienne très similaire d'ailleurs, ou celles d'autres ici ou ailleurs, je ne cesserai jamais de rappeler la "faiblesse" de nos parents face à la situation.


    Quand je pense que ça fait plus de 40 ans que ce mal être est enfouit chez vous, je n'ose imaginer les dégâts psychologiques tout le long de votre vie.


    En parler c'est déjà ENORME et c'est peut être un début d'une nouvelle vie qui sait ^^ Je vous le souhaite en tout cas.


    N'hésitez pas à répondre, à parler, à écrire sur ce forum. Vous trouverez ici beaucoup de réponses et d'aide je pense.

  • Bonjour Ernest et bienvenue sur le forum.


    Merci pour ton témoignage. Si tu en parles pour la première fois aujourd'hui c'est que tu as déjà trouvé l'énergie de faire quelque chose pour "avancer".
    Nous nous retrouvons certainement tous dans ton témoignage, l'enfant n'a que très rarement son mot à dire quand il s'agit de "santé", les parents pensent avoir le devoir de faire tout ce qui est en leur "pouvoir" pour que nous soyons en bonne santé.


    Au contraire d'OCP66C4, je pense que les parents ne sont pas à blâmer. Le manque d'informations, le manque de recul et l'émotion d'avoir son garçon infecté par un mal (phimosis entre autre) fait qu'ils n'ont plus aucune rationalité. Dans ce cas les parents font confiance au scientifique, à celui qui a fait des études, à celui qui sait: le médecin.
    Alors qui blâmer? Le médecin ?
    Je vous rappelle que le prépuce n'est considéré comme un organe que depuis les années 90 et que dans les écoles de médecine, la plupart des infos "urologiques" n'ont pas été mises à jour depuis des décennies. L'urologie privilégiant les reins, la vessie et tous les canaux reliés entre eux...
    Alors si on y réfléchie bien, blâmer le médecin qui n'y connais rien et qui n'a fait que répéter ce qu'il a appris à l'école n'apporte pas grand chose de plus à votre souffrance...


    Rien que sur ce forum nous en connaissons certainement plus sur la circoncision, ses conséquences et la restauration d'un prépuce que n'importe quel médecin...


    Hormis les fanatiques religieux et les traditionalistes, personne avant les années 2000 n'est vraiment à blâmer selon moi... Car personne ne savait vraiment.
    La banalisation de cette mutilation que l'on nomme circoncision à fait que personne n'avait vraiment envie de savoir, sauf les victimes, qui pour avancer on besoin de comprendre.


    Nous sommes malheureusement la génération qui prend conscience et qui sauvera peut être la suivante de cette mutilation et de ses conséquences.


    Ce message est destiné à te redonner un peu d'espoir car tu n'es pas seul et qu'ici, sur ce forum, nous agissons pour "réparer", restaurer ce qui a été "cassé", perdu.
    Rien n'effacera ta circoncision mais ici tu peux trouver de quoi apaiser ta souffrance.


    Je t'invite à lire sur ce forum, tout ce qui est possible de faire aujourd'hui pour avancer et faire en sorte que ce traumatisme ne devienne qu'un simple mauvais souvenir.


    N'hésite pas à venir te confier ici sur les difficultés que tu as pu rencontrer. Nous avons certainement traversé les même et il y a toujours de bons conseils à prendre ici.


    A chaque fois que je lis ce genre de témoignage cela à tendance à me rendre nerveux :cursing:


    Prends du recul sur ta propre situation et reste serein sur la souffrance des autres, ça te permettra de garder une objectivité pour mieux aider les autres.


    Désolé mais je ne peux pas m'empêcher de renvoyer la responsabilité à nos parents pour une certaine ingérence, ignorance appelez cela comme vous voulez....


    Personnellement j'appelle ça "trouver un coupable". Étape du deuil: la colère. Il faut un catalyseur pour supporter la souffrance qui engeandre la colère. Si tu ne l'as pas déjà fait je t'invite à lire cet article.


    Que cela soit votre histoire ou la mienne très similaire d'ailleurs, ou celles d'autres ici ou ailleurs, je ne cesserai jamais de rappeler la "faiblesse" de nos parents face à la situation.


    Si les parents avaient conscience de la souffrance dû à une circoncision il ne l'aurait jamais laissé faire, dans le cas contraire cela ferait d'eux des psychopathes ;)


    Ernest ne focalise pas sur le passé et concentre toi sur ce que tu peux faire maintenant. Ne te fixe pas pas sur ce que tu n'as pas mais plutôt sur ce que tu as: un sexe fonctionnel que tu peux améliorer :thumbsup:


    Bon courage et @ très vite


    Nicoco

    "je suis circoncis... J'ai vraiment pas de peau !" :D


    "Je suis circoncis... Mais j'ai arrêté !" :thumbsup:

  • Je regrette NICOCO mais je ne suis pas du tout de ton avis, il ne suffit pas d'édulcorer les situations et de les rendre plus lisses.


    Les faits sont les faits.


    Il n'y a pas vraiment de deuil à proprement parlé à la circoncision. Certains peuvent garder cette colère toute leur vie, d'autres des regrets ou encore des envies, ça dépends simplement du caractère de chacun.


    Blâmer quelqu'un ? Très certainement, d'abord les parents car qu'on le veuille ou non se sont les représentants légaux de l'enfant et ce, quelque soit la génération des parents ceux d'aujourd'hui ou ceux d'il y a 30 ans, ils doivent prendre des décisions sans forcement suivre bêtement l'avis de facilité du médecin, même si c'est un médecin qui n'y connait pas grand chose en plus sur le prépuce.... Raison de plus. N'importe quel bipède pourrait savoir que de se faire couper le bout du kiki apportera sont lot de souffrances...


    Ensuite, il faudrait que les parents puissent avoir à faire à de vrais professionnels je dirais "techniques" cad un bon pédiatre. Un pédiatre comme on peut en trouver qui s’embête un peu sur les diagnostiques et qui prendra la peine de traiter en douceur et/ou avec des solutions alternatives.


    Dire que personne ne savait vraiment avant les années 2000, heuuu comment dire, me laisse perplexe. Je te confirme pour ma part que c'était bien connu déjà en 1985. Et comme nous tous ici certainement nous sommes allés à l'école assez souvent pour connaitre également et nos parents aussi donc...


    Je ne sais pas de quelle génération tu parles NICOCO exactement, mais ça ne date pas d'hier non plus.


    Sache que je ne réagis pas selon uniquement ma propre expérience mais d'une façon générale ça me rends nerveux car je sais que dans la plupart des cas, la circoncision aurait pu être évitée et pas depuis les années 2000.

  • Bienvenue tout d'abord à Ernest.


    Pour revenir à l'histoire de "qui est responsable", je vais moi aussi raconter une histoire.


    Mon grand père paternel qui ne fréquentait pas les hôpitaux avant d'avoir dépassé les 70 ans a eu pas mal de problèmes de santé au niveau du tube digestif durant les dernières années de sa vie. Il a notamment eu un anus artificiel et a été opéré de la prostate, pour finalement mourir d'un cancer le 1er janvier 1982.


    Pour les soins, nous allions à la clinique du quartier, dans la même rue que la maison, à moins de 500 m. Ma grand mère a fini par critiquer à la maison l'urologue qui soignait son mari, car il avait l'habitude d'annoncer des améliorations pour lors de la visite suivante annoncer d'un nouveau problème. Une fois, elle lui aurait demandé s'il la prenait pour une imbécile, et ce docteur lui aurait répondu "Oui madame !".


    Une année au mois de décembre (peut-être en 1980), mon grand père s'est vu prescrire des rayons. Ils devraient se terminer entre noël et le nouvel an, mais comme il les supportait bien, ils ont augmenté la dose pour que le traitement soit fini avant noël.
    En mars suivant, on lui a enlevé la vessie pour éviter un cancer.


    En rediscutant de ce problème avec ma mère, j'ai appris que le médecin généraliste de la famille, un docteur qui expliquait beaucoup les choses, n'avait pas compris pourquoi mon grand-père s'était vu prescrire ces rayons.


    Quinze à 20 ans plus tard, 2 urologues de la même clinique ont été jugés au tribunal (et l'un d'eux a été condamné à 3 ans de prison) pour avoir prescrit à plusieurs patients de rayons, dont l'utilité médicale était contestée, avant de procéder quelques mois après à l'ablation de la vessie.
    Finalement, ces deux urologues n'ont rien inventé, ils n'ont fait que suivre l'idée de celui qui avait soigné mon grand père. Mais ce dernier, mort vieux il y a moins de 2 ans, n'a pas été inquiété. Dans les années 70 ou 80, on ne faisait pas encore de procès aux médecins.



    Pour revenir à nos prépuces, à l'âge de 9 ans j'ai signalé à ma grand mère quelques douleurs au moment de faire le pipi du matin. Emmené à dans une clinique qui n'était pas celle du quartier, j'ai eu droit au premier décalottage de ma vie :cursing::cursing::cursing::cursing::cursing:
    Ma grand mère a posé beaucoup de questions au chirurgien qui voulait me circoncire. Je n'ai pas suivi les questions, mais la réponse systématique était :P "ça ne changera rien, madame !".


    En me mettant beaucoup plus tard à restaurer mon prépuce, j'ai pu constater qu'au contraire qu'en avoir un entraîne des changements positifs. Donc, le chirurgien qui m'a opéré enfant était au mieux incompétent, :thumbdown: au pire de mauvaise foi. X(


    Lorsque j'ai été circoncis en fin d'école primaire, j'étais à priori le seul de la classe comme ça. En fait, il y avait un arabe dans la classe mais peut être qu'il faisait partie de ceux qui n'allaient pas à la piscine. Je n'ai pas non plus constaté de circoncis durant mon adolescence.


    Par contre, l'année de mes 18 ans, j'ai passé un mois dans une famille aux États Unis d'Amérique. Le petit garçon aîné était circoncis et lors de passages dans un club piscine où les déshabilloirs (un par sexe) étaient publics, j'ai constaté que tous les autres, ados comme adultes étaient circoncis comme moi.


    Là bas, la circoncision était une mode médicale (probablement encouragée par un lobbies religieux qui a parfaitement compris que parer la circoncision de vertus médicales est la meilleure garantie pour que la circoncision religieuse ne soit pas contestée).


    Il parait que dans les pays scandinaves, c'est l'inverse : depuis longtemps, on ne touche pas au prépuce des enfants, on les laissent grandir et certains danois se mettraient à décalotter à 18 ans.


    Comment établir la responsabilité des parents sur ce sujet, lorsque selon le pays, on peut avoir une préconisation ou son contraire, dans les 2 cas formulées par des médecins : des gens supposés savoir.


    Comme l'a écrit Nicoco : Rien que sur ce forum nous en connaissons certainement plus sur la circoncision, ses conséquences et la restauration d'un prépuce que n'importe quel médecin (enfin, à 2 ou 3 médecins près en France tout de même).


    N'empêche que sur doctissimo, si on préconise de manière un peu trop systématique des étirements de peau pour des problèmes de phimosis ou autres, on finit par se faire critiquer par d'autres internautes parce qu'on n'est pas des médecins. ;(

  • Dans tout les cas on pourra trouver pleins de cas de figure dans la société.


    Tu as des parents que je qualifierai de "laxistes" sur cette question et qu'après tout le médecin est dieu le père, peu importe les résultats (pitoyables dans certains cas)


    Tu as des médecins incompétents ou businessman pour faire du chiffre ou vont vers la facilité... (bravo!)


    Je connais donc des cas aujourd'hui dans ces 2 catégories à titre personnel, je n'en fais pas une généralité non, mais il faut rester vigilant et surtout, réfléchir par soi même. Il n'y a aucune fatalité.


    Tout ce que je dis est dans le contexte "Français" uniquement, je ne maîtrise pas ce qu'il se fait ailleurs, les us et coutumes (Hors religion scandaleuse)


    Des exemples on peut en trouver plein, comme le tient bech, je pense que l'on est tous plus ou moins passés par la... Et on se rends compte que l'on vit dans un système de rendement et de profits...


    Plus le temps passe plus j'ai l'impression que nous ne sommes plus des PATIENTS mais des CLIENTS 8|


    Je ne fais pas parti des gens qui ne s'engagent pas sous prétexte que l'on est pas médecin, c'est ridicule. A moins d'être un mouton égaré :whistling: doctissimo n'est donc pas forcement une référence loin de la...

  • Bonjour à tous,
    Comme tu peux le constater Ernest ton témoignage déchaine les passions ;)


    Notre société n'a pas toujours été une société patriarcale, la circoncision a été plus ou moins instaurée pour marquer l'autorité du "père" vis à vis de la mère. La circoncision permet ainsi au père de briser par la douleur le lien fusionnel mère-enfant . Cette tradition ancestrale dont peu d'historiens osent reprendre la véritable origine, a été plus tard transformée en une demande divine qui permet la "différence" entre les peuples qui se disent "élus" ou soumis à la puissance divine (comme ça on oublie personne) des autres impies.


    Aujourd'hui qu'elle soit religieuse ou médicale, le point commun reste que le lien "mère-enfant" est rompu.


    Comment ne pas en vouloir à cette mère, amour primordial et première source de notre plaisir, d'avoir laissé des médecins nous "blesser", nous faire souffrir et toucher à ce qui devait faire de nous de vrais hommes.
    Comment ne pas en vouloir à ces parents, censés protéger leur enfant, d'avoir failli ne serait-ce qu'une fois dans leur vie ?
    La perfection n'existe pas et prendre conscience de la souffrance de l'autre n'est pas chose aisée quand nous sommes nous même plus ou moins assourdis par notre propre souffrance.


    Heureux est celui qui ne sait pas. Heureux est l'inconscient.


    Chaque individu est "unique" et même si nous sommes réunis ici autour d'une même cause, nous ne pensons pas tous la même chose et heureusement, car il n'y aurait pas de débat.
    Sans débat il n'y a pas d'objectivité et sans objectivité nous sommes seul, même réunis face à une même cause.


    Comme je le disais dans mon précédent message, tu as besoin, comme beaucoup de circoncis, de trouver un coupable, un responsable à ta souffrance. Je vais à présent essayer d' expliquer pourquoi beaucoup d'entre nous on besoin de cette tierce personne qui nous aide à mieux survivre à notre souffrance.


    Le traumatisme a eu lieu dans l'enfance et comme tout traumatisme, il reste fixé en état "d'irritation" dans les amygdales du cerveau, siège des émotions.
    Chaque fois qu'un lieu, une personne, une couleur, une odeur ou quelque chose peut rappeler un lien avec le traumatisme, l'amygdale se réveille et se comporte comme si elle revivait le traumatisme... Je vous laisse imaginer le filtre perceptif que nous avons tous eu depuis notre circoncision...
    C'est comme si le passé était toujours présent et faussait nos émotions.


    Cela signifie donc que le traumatisme a figé notre perception de celui-ci au moment où il a eu lieu. Or si ce traumatisme est survenu durant l'enfance, notre perception de ce traumatisme se fera au travers de la perception que nous avions à cette époque, c'est à dire une perception d'enfant.
    La principale psychothérapie pour en finir avec ce type de traumatisme est d’arrêter de le voir avec des yeux d'enfants mais de commencer à le percevoir avec des yeux d'adultes, sans le filtre traumatique.


    Nous pouvons maintenant répondre à la question "pourquoi nous faut-il absolument un coupable, un responsable ?".


    Parce que c'est plus facile que de s'affronter soi même !


    Dans le cas de la circoncision il y a plusieurs "castration" :


    1/ Mon corps a été mutilé, il ne m'appartient plus et il n'est plus d'origine. Je ne suis plus le moi d'origine je n'ai donc plus assez confiance en moi pour passer à autre chose. Je rejette donc la responsabilité de ma vie sur quelqu'un d'autre.


    2/ Je suis différents des autres, vais-je fonctionner de la même manière, vais-je réussir à me servir de mon sexe mutilé ? Baisse de l'estime de soi, perte de confiance. Comment puis-je redevenir "normal"? Je n'en sais rien. Je ne peux pas mais ce n'est pas de ma faute donc je rejette la responsabilité sur autrui. Pour faire simple nous appellerons ça une défense inconsciente ;)


    3/ Je prends conscience après toutes ses années que je ne ressens plus rien à cause de la circoncision. Que cela influe sur ma vie sexuelle. Je découvre ou redécouvre que le prépuce peut se restaurer mais que ce ne sera jamais mon prépuce d'origine, que je ne retrouverai jamais les sensations que j'aurais dû avoir. Alors comme il est plus difficile d'accepter la réalité aussi dramatique soit elle et de se dire : "ok je n'aurais jamais ce que je veux alors j'avance" . Je projette ma colère sur un "symbole coupable". Et plus je projette sur ce symbole coupable (cet objet de décharge de la colère) moins j'affronte le Moi réel qui souffre et qui a besoin de voir les choses avec un regard "adulte" et serein.


    La circoncision agit comme un filtre perceptif qui nous empêche de voir la réalité autrement qu'avec les émotions qu'elle a figé : colère, tristesse et peur.


    L'homme est la seule espèce animale a être immature jusqu'à la puberté.
    Un chien qui se fait couper une patte ne va pas s'engager pour la cause animale. Il va continuer à vivre, en s'adaptant parce qu'il n'a pas la même perception que nous.
    Peut-être se méfiera-t-il du véto dorénavant mais il continuera à vivre parce que c'est dans sa nature.
    Aujourd'hui sur ce forum, nous sommes quasiment tous des adultes ou de jeunes adultes, capables de réflexion et de bienveillance, mais surtout capables de surmonter cette épreuve, ce mauvais souvenir traumatique, sans impliquer une tierce personne qui aujourd'hui ne pourra plus rien faire pour vous (médecin, parents).
    Vous êtes grands et êtes sortis du nid... À présent vous êtes seuls responsables ( ou coupables) de vos choix. Alors choisissez de vivre "votre" vie dans présent, restaurez-vous, réparez-vous et n'attendez pas que quelqu'un d'autre paye votre vie à votre place.


    Nous sommes la génération qui avons pris conscience, nous sommes la génération qui testons la restauration du prépuce. Nous n'agirons pas sur le passé mais ce que nous faisons dans le présent aura des répercussions sur le futur.


    OCP66C4, si je suis intervenus sur ce post c'est que depuis 2014 je fais en sorte que la circoncision ne soit pas une guerre ("la peur même à la colère, la colère à la haine et la haine mène au côté obscure" Yoda :rolleyes: ) . Sans compassion nous ne ferons pas avancer les choses. Pour info ce forum est en lien avec l'association "Droit au Corps", qui a pour principale philosophie: la compassion, même des médecins...
    Aujourd'hui j'officie essentiellement en MP sur ce forum, parce que la souffrance de certain est trop forte pour y être exposée ici. Il te faut tenir compte du tout et pas seulement de ce que tu ressens quand tu veux aider...
    Ernest, je le prends en exemple mais il y en a d'autres, a eu beaucoup de mal à nous livrer son témoignage. Il n'a peut être plus ses parents... Alors quels coupables lui proposerais-tu ?


    Loin de moi l'idée de faire le donneur de leçon, chacun est libre ici de s'exprimer et tu as le droit de ne pas être d'accord, si mes arguments n'ont pas suffi à te convaincre ou comme le disait Sébeuh, à te faire douter de tes convictions, c'est que je devrais en trouver d'autres plus convaincants :D



    Sébeuh, je plussoie et j'ajoute que le doute n'est pas fait pour rester ;)


    N'hésitez pas si vous avez des questions.


    Bonne fin de journée


    Nicoco


    Ps: Bech, si tu penses que nous devrions déplacer ce message dans un autre topic n'hésite pas ;)
    Pps: Bech, perso je ne sais plus comment on fait :D

    "je suis circoncis... J'ai vraiment pas de peau !" :D


    "Je suis circoncis... Mais j'ai arrêté !" :thumbsup:

  • Oui je pense que tu te trompes de cible en fait. Pour faire simple, mon avis n'a pas besoin d'être psychanalysé ce n'est pas le sujet.


    C'est ton avis, je le respecte.


    Il n'y a pas de "guerre" à avoir, je parle de faits. Loin de moi d'être en colère, mais j'ai plutôt au contraire beaucoup d'empathie justement.


    Tiens au fait, Ernest ou est-il ? 8)

  • Je poursuis mon retour dans le passé...


    Ce qui ne m'a pas été dit, ce qui a été tu, ce que l'on ne pas expliqué à l'époque (où l'on ne parlait pas beaucoup de sexe, avant 1968,) m'a installé dans une attitude mentale de méfiance, de crainte, d'inquiétude... une certaine tendance au pessimisme que je surmonte cependant. Première conséquence !


    La deuxième : J'ai raconté à mon meilleur, copain à l'époque de ma circoncision, ce que j'avais vécu ; il m'a appelé "l'homme à la couille cassée". (Il avait lu Tintin, dans la bd où il est question d'oreille cassée). Plus tard, au service militaire, pendant la douche collective, un appelé ne cessait de fixer mon sexe mutilé et son gland apparent avec une certaine curiosité... Et moi, j'ai vu des sexes intacts. Je me suis senti différent avec toutes les inhibitions qu'une différence non assumée génère.


    Bon ça suffit pour aujourd'hui.

  • Bonjour Ernest,


    J'imagine que ça na pas du être facile c'est certain, de plus, c'est connu, les moqueries entres jeunes sont fréquentes et pas que pour une histoire de circoncision...


    Dans votre cas, tout est a ramener dans le contexte très particulier des années 50/60 qui était bien loin de ce que nous connaissions dans notre génération.


    Pour ma part, j'ai toujours essayé d'éviter ce genre de confrontation (douches communes par exemple) pour ne pas rentrer dans les curiosités et par honte.

  • Il faut maintenant faire savoir que la circoncision n'est pas banal et que c'est grosse bêtise en soit.


    Pour ce faire, il faut justement en parler avec le plus de monde possible (amis, famille, contacts etc etc)


    Les réseaux sociaux peuvent aujourd'hui fortement nous aider la dessus, c'est un gros avantage que l'on possède. :thumbup:

  • Je pense qu'il faut faire les choses dans l'ordre et donc une fois ma resto terminée je me lance dans l'intactivisme... :thumbup: un peu à ma sauce

    Idem que toi, sauf que j'ai un peu commencé :D J'ai failli me disputer avec ma cousine car elle commencait à penser a circoncire mon neuveu parcequ'il a eu 2 infections du kiki en 4 mois... Le problème était finalement qu'elle ne faisait pas attention de bien le laver pendant des semaines lors du bain ! Ca ne tient pas a grand chose des fois ! Mais l'essentiel est qu'il est sain et sauf maintenant :D

  • J'ai soixante neuf. J'ai été mutilé à une autre époque, une époque où l'on ne mettait pas en doute la parole de l'autorité et notamment celle du médecin. Mais parents ont bien été responsables. Mais il ignorait toutes les conséquences de cet acte chirurgical pratiqué pour "mon bien", pensaient-ils.


    Mais aujourd'hui, c'est une autre époque. Des parents ne peuvent plus ignorer les méfaits de la circoncision. Il me semble qu'un garçon à qui on parle de cette opération, peut aller faire un petit tour sur le Web, de même que ses parents et voir de quoi il s'agit. Il n'y a plus la même ignorance. Aujourd'hui, des parents qui font pratiquer cette mutilation sur leur fils sont responsables du mal être potentiel à venir et "coupables".