Une étude sur le phimosis d'italiens

  • À tout hasard, je vous partage un document trouvé l'autre soir sans chercher le moins du monde quoi que ce soit sur le phimosis (si, si, je vous jure !). Quand j'ai vu que ça parlait de ce sujet j'ai été étonné et me suis dit que j'allais en faire un petit topic des familles.


    Je ne sais pas si ce document est fiable mais il constitue une curiosité assez intéressante. Je vous en laisse seuls juges en tout cas.


    C'est une étude de 1947 sur la morphologie d'immigrés italiens. L'auteur de cette étude a découvert une importante proportion de cas de phimosis parmi ces gens.


    Ce qui est marquant, c'est l'emploi du mot "anomalie" pour décrire le phimosis (orthographié "phymosis") et la conclusion du savant : étant donné que cet état est celui des petits enfants le phimosis serait le signe de la persistance d'un caractère infantile chez l'adulte.


    Affirmation osée mais après tout, pourquoi pas ?

    C'est certainement faux pour la majorité des hommes ayant ou ayant eu un phimosis mais en ce qui me concerne ça décrit assez bien ma situation.


    Je ne suis pourtant pas italien (autant que je sache) mais j'ai d'ailleurs deux autres caractéristiques repérées dans cette étude, l'hypertrichose lombo-sacrée (poils spécifiquement localisés en bas du dos) et l'hyperexcitabilité neurovégétative.


    Et vous ? (question pour ceux qui viennent sur le forum par rapport au phimosis, il y en a)


    L'étude en question :


    https://www.persee.fr/doc/bmsap_0037-8984_1947_num_8_1_9443

  • L'aspect phimosis est traité de manière très succincte, et a priori, ne devrait pas avoir de corrélation avec d'autres caractéristiques corporelles.


    Il faudrait connaitre l'âge de ces migrants. Et ensuite, selon qu'on soit emmené culturellement à décalotter tôt ou tard dans la vie, ça peut avoir une incidence sur la fréquence des phimosis observés. Je remarque que le texte mélange le vrai phimosis avec les simple adhérences.

    • Nouveau

    Oui, l'auteur de cette étude semblait faire des conclusions hasardeuses. Ce n'est pas très clair en tout cas. Donc interpréter cela correctement est difficile.


    Je ne crois pas que le fait de décalotter ou non soit influencé par quoi que ce soit de culturel, en tout cas pas dans les sociétés non tribales où les garçons ont une intimité et ne sont pas soumis à des rites initiatiques si l'on peut dire. Chez la plupart des gens il semble que ce soit une sorte d'instinct naturel intime, ils le font, influencés par d'autres garçons ou pas.


    La seule exception "culturelle" dans les pays européens pouvait être l'influence d'autres jeunes lors de masturbations collectives fréquentes dans les pensionnats et lieux de promiscuité de ce genre. Mais selon les témoignages d'auteurs et de gens français ayant vécu cela, c'est la masturbation avec décalottage qui était justement pratiquée largement par les jeunes et donc imitée par tous.

    Un jeune qui ne savait pas se masturber en décalottant apprenait auprès de camarades plus dégourdis et si il y avait phimosis sérieux avec impossibilité physionomique de décalotter ça devait s'ébruiter très vite, je ne sais pas ce qui se passait alors...


    Il serait bien douteux voire improbable qu'en Italie les jeunes ne pratiquaient pas en masse le décalottage aussi dans les lieux de collectivité.


    L'étude ne précise pas vraiment le genre de phimosis observé donc il y a ambiguïté. En admettant que l'on parlait de phimosis dû à l'habitude de ne jamais décalotter et pas de phimosis dû à une vraie "anomalie" et impossibilité physique, on pourrait penser que ces italiens n'avaient tout simplement pas vécu en promiscuité avec d'autres garçons à l'adolescence et ont donc peut-être, pour différentes raisons, gardé effectivement des habitudes masturbatoires sans décalottage ayant mené au phimosis au delà de l'adolescence.


    On se demande bien ce que le fait d'être italien viendrait faire là dedans mais admettons que, peut-être, à l'époque un plus grand nombre de garçons dans ce pays vivait en dehors de toute promiscuité sexuelle avec d'autres garçons et de toute influence qui aurait permis de leur apprendre le décalottage, par rapport à la situation en France.

    C'est assez douteux qu'il y ait eu une telle différence entre les deux pays mais je ne vois pas d'autre explication rationnelle...


    Je sais par expérience personnelle qu'on peut rester ignorant très longtemps de la possibilité même de décalotter si on n'a pas accès à des "modèles" à imiter. Aujourd'hui ce serait presque impossible de ne pas savoir avec toutes les informations d'internet et la pornographie, mais encore à mon époque pas si lointaine (années 90/début 2000) on pouvait rester ignorant de ces choses ou mal les comprendre si on était solitaire, fils unique, sans internet ou autre.


    Maintenant, si on parle de phimosis dû a une vraie "anomalie" comme un prépuce naturellement trop serré etc. on serait éventuellement dans la description d'une hypothétique caractéristique génétique et raciale mais l'étude ne semble pas du tout évoquer cette hypothèse. On dirait plutôt que ça parle uniquement de phimosis dû à l'habitude de ne pas décalotter bien que ça aurait été techniquement faisable. D'où la conclusion du médecin concernant un mode de comportement particulier qui se retrouvait moins fréquemment en France peut-être...

    en tout cas je "ressens" cette étude de cette façon en fonction des termes et du style employés par l'auteur. Ai-je tort ou raison ?