Messages de Ernest

    Ca prend du temps, beaucoup de temps !



    Si je réunis toutes mes périodes de "restoration" ça fait bien quatre ans.



    Je n'utilise que le O ring. Un seul au début puis deux depuis un certain allongement. Le joint torique que l'on trouve dans tous le magasins de bricolage au rayon plomberie fait bien l'affaire.



    A début, il faut souvent le remettre en place, tirer sur la peau en le poussant le plus possible vers la base du pénis. A bout de quelques semaines on constate qu'il tient mieux et que lorsqu'on l'enlève, le gland ne se décalotte pas tout de suite.



    Le gland peu à peu change d'aspect : la peau épaisse et ridée s'affine. C'est le début. Il faut ensuite retrouver des sensations en caressant le gland, pas avec le doigt car on ne sait pas où est la sensation. Avec un objet on rend compte que l'on commence à sentir quelque chose.



    Il faut faire régulièrement cette "rééducation". Peu à peu on devient beaucoup plus sensible.



    J'utilise chaque jour l'huile de ricin sur le gland avant de placer les anneaux.



    Voilà, il faudra du temps.



    Courage !

    Il y a un onglet "Calendrier" à côté de l'onglet "Forum".


    J'aimerai savoir quelle est son utilité.


    Merci.

    J'ai été circoncis à l'âge de dix ou onze ans. Je n'ai donc pas d'expérience sexuelle en tant qu'intact.


    J'ai commencé une "restoration" il y a plusieurs années avec des arrêts et des reprises. J'ai utilisé le joint torique (O ring) pour l'étirement de la peau, en repoussant l'anneau plusieurs fois par jour. A présent, le gland et couvert dans la journée avec ou sans anneau et il est dé-kératinisé. Je poursuis sa "re-senbilisation".


    Je peux dire qu'en terme de plaisir, tout est changé.


    Circoncis mon plaisir c'était les spasmes de l'éjaculation...


    "Restoré" c'est une agréable montée en puissance de sensations dans tout le sexe, dans le gland, et un orgasme de frissons des pieds à la tête accompagnant les spasmes. Ce que je n'avais jamais connu.


    Une restoration c'est contraignant. Mais quel bienfait !


    Alors courage et persévère.

    Il serait bien dommage d'arrêter la restoration.


    Au bout d'un certain temps, les bienfaits qu'elle procure sont supérieurs aux inconvénient qu'elle génère.


    J'ai, moi, aussi, quand mon gland a été couvert dans la journée, perçu une odeur que je n'avais pas sentie auparavant. J'ai pensé que je retrouvais un état naturel, des sécrétions qui n'étaient plus produites...


    La douche quotidienne, un savon doux, et une petite lingette quand on va aux toilettes devraient faire oublier ce réel désagrément...


    Dommage d'abandonner.

    J'ai soixante neuf. J'ai été mutilé à une autre époque, une époque où l'on ne mettait pas en doute la parole de l'autorité et notamment celle du médecin. Mais parents ont bien été responsables. Mais il ignorait toutes les conséquences de cet acte chirurgical pratiqué pour "mon bien", pensaient-ils.


    Mais aujourd'hui, c'est une autre époque. Des parents ne peuvent plus ignorer les méfaits de la circoncision. Il me semble qu'un garçon à qui on parle de cette opération, peut aller faire un petit tour sur le Web, de même que ses parents et voir de quoi il s'agit. Il n'y a plus la même ignorance. Aujourd'hui, des parents qui font pratiquer cette mutilation sur leur fils sont responsables du mal être potentiel à venir et "coupables".

    70 ans.
    Marié, père et grand-père.
    Circoncis à 10 ou 11 ans.
    Phimosis.


    En restauration, par période. O ring.
    Retrouver aspect et sensations
    Oui, pas encore pleinement. Le gland est couvert la plus part du temps, bien dé kératinisé, lisse et plus sensible. Un prépuce un peu plus long, ce serait parfait...

    Je poursuis mon retour dans le passé...


    Ce qui ne m'a pas été dit, ce qui a été tu, ce que l'on ne pas expliqué à l'époque (où l'on ne parlait pas beaucoup de sexe, avant 1968,) m'a installé dans une attitude mentale de méfiance, de crainte, d'inquiétude... une certaine tendance au pessimisme que je surmonte cependant. Première conséquence !


    La deuxième : J'ai raconté à mon meilleur, copain à l'époque de ma circoncision, ce que j'avais vécu ; il m'a appelé "l'homme à la couille cassée". (Il avait lu Tintin, dans la bd où il est question d'oreille cassée). Plus tard, au service militaire, pendant la douche collective, un appelé ne cessait de fixer mon sexe mutilé et son gland apparent avec une certaine curiosité... Et moi, j'ai vu des sexes intacts. Je me suis senti différent avec toutes les inhibitions qu'une différence non assumée génère.


    Bon ça suffit pour aujourd'hui.

    Il a bien longtemps.


    J'avais une dizaine d'année. Dans l'école de garçons où j'étais scolarisé on nous conduisait chaque année dans un centre social pour une visite médicale. Dans une salle une dame nous examinait ; elle a baissé mon slip sans un mot. Elle a essayé de me décalotter. Je ne comprenais pas ce qu'elle faisait. Elle m'a fait mal.


    Dans la semaine suivante, mes parents ont reçu un courrier. Ils ne m'ont pas dit grand chose.


    - On va aller voir le médecin, mais c'est pas grave ! Il y aura peut-être une opération mais ça fait pas mal ; tu seras endormi. C'est important pour plus tard !


    Effectivement quelques semaines après, j'entrais à l'hôpital.


    A peine anesthésié, le praticien me fit très mal puis plus rien.


    Au réveil, je voulais voir ce que l'on m'avait fait. Un cerceau empêchait le contact des draps sur mon corps. Je découvris comme une bavette de gaze. Dessous mon sexe rouge de produit désinfectant et de sang. Je vis mon gland pour la première fois. Je ne comprenais rien.


    Beaucoup de non-dits.


    J'en parle pour la première fois.